Le lundi 2 février, tout juste un mois après avoir lancé sa campagne pour les municipales de 2026, la Gauche Populaire Romanaise tenait sa première réunion publique. Une soirée marquée par l’enthousiasme et la présentation des premières orientations de la liste.
Ce rassemblement est porté par un binôme ancré dans les luttes locales, nationales et internationales. Marie-France Grimmer, directrice d’école maternelle et mère de quatre enfants, est engagée depuis des années pour la justice sociale et l’écologie (Retraites, Soulèvements de la Terre, Rosies, solidarité avec la Palestine). À ses côtés, Charly Wissocq, médecin généraliste et père de deux enfants, met son expertise au service des plus fragiles. Après avoir exercé à l’hôpital de Romans pendant la crise COVID, il a œuvré deux ans au Diaconat Protestant auprès des personnes en situation de précarité. Ensemble, il·elles incarnent une alternative solidaire et humaine pour Romans.
Après une introduction de Clara sur le rôle de l’élu·e municipal·e, l’équipe a dévoilé un projet construit en cinq axes.
Axe 1 : Une commune qui accompagne et protège à tout moment de la vie
Présenté par Charly Wissocq, ce premier point dénonce fermement la fermeture du centre de santé de la Monnaie. Pour y remédier, il annonce la création d’une structure municipale pluridisciplinaire au cœur du quartier : « Il est temps de réparer ce qui a été cassé et de faire mieux », a-t-il affirmé avec force. Cette solidarité passera également par un CCAS renforcé, transformé en guichet unique pour simplifier l’accès aux droits et soutenir les aidant·es. Pour la jeunesse, la liste propose un tiers-lieu collaboratif où des éducateur·rices accompagneront les projets des 11-17 ans. Enfin, la question de la tranquillité publique a été abordée sous l’angle de l’efficacité budgétaire, Charly Wissocq proposant un moratoire sur la vidéosurveillance face à son coût exorbitant et ses résultats dérisoires.
Axe 2 : Une commune mobilisée pour ses habitant·es et l’environnement
Porté par Nadia, cet axe lie urgence climatique et solidarité. Face aux 20 % de Romanais·es vivant sous le seuil de pauvreté, la priorité est donnée au pouvoir d’achat via la gratuité partielle et une tarification solidaire pour la cantine (100 % bio et locale) et les bus. La gestion de l’eau redeviendra un bien commun avec l’objectif d’une régie publique d’ici 2029 et la gratuité des premiers mètres cubes vitaux ; en attendant, un « Chèque eau » aidera les foyers précaires. Pour adapter la ville aux canicules, un plan de résilience prévoit la végétalisation des cours d’école et la création d’îlots de fraîcheur dans chaque quartier.
Axe 3 : Une commune active et créative
Éric a ensuite célébré la créativité comme moteur de bien-être. Pour libérer ce potentiel, la liste s’engage à redonner une véritable autonomie aux maisons de quartier, tout en créant un guichet unique pour accompagner les porteur·euses de projets et les demandeur·euses d’emploi. Le soutien aux artistes s’accompagnera d’une tarification sociale, tandis que le Carnaval retrouvera sa dimension populaire. Enfin, la réouverture du musée de la Résistance permettra d’honorer notre histoire commune. En affirmant que « la créativité, c’est nous toutes et tous », Éric a dessiné le visage d’une ville qui fait confiance à l’intelligence collective.
Axe 4 : Une commune digne et fraternelle
Ce volet, présenté par Yassin, place la dignité au cœur de l’action municipale. Le combat commence par le logement : face à l’insalubrité, la liste vise le « zéro sans-abri » via l’instauration d’un permis de louer et une lutte accrue contre les marchands de sommeil. Cette fraternité s’incarne aussi par l’accueil digne des exilé·es (réseau ANVITA) et le rétablissement du jumelage avec une ville palestinienne. Yassin a conclu avec conviction : « Romans, une ville apaisée qui s’engage pour la paix : la dignité n’est pas un slogan ! »
Axe 5 : Une commune au service de l’intérêt général et garante de la vie démocratique
Marie-France Grimmer a clos la présentation en proposant une rupture avec la verticalité du pouvoir. L’objectif est de rendre la parole aux citoyen·nes en instaurant le référendum d’initiative citoyenne (RIC) municipal et la révocabilité des élu·es. Cette éthique s’appuiera sur une transparence totale (diffusion des conseils municipaux, publication des agendas) et une exemplarité renforcée par des formations obligatoires contre toutes les formes de discriminations.
Une liste en mouvement
Fidèle à sa volonté d’ouverture, la démarche reste participative : pas question de se figer sans laisser de place aux nouvelles énergies. Le message a été entendu, puisque 11 personnes ont rejoint l’équipe dès la fin de la réunion. En conclusion, Marie-France Grimmer a réaffirmé son engagement personnel :

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