♦ Instaurer la gratuité partielle des cantines pour les familles monoparentales, selon condition de ressources, et les foyers vivant sous le seuil de pauvreté, associée à une tarification solidaire
♦ Relever la dotation pour les écoles à 50 euros par élève, 60 euros pour les QPV (Quartiers Prioritaires de la Ville) pour garantir une éducation de qualité
♦ Mettre à disposition une enveloppe supplémentaire de 20 euros par élève dédiée aux projets pédagogiques des écoles primaires (sortie, culture, etc.)
♦ Intégrer la vision d’un enfant dans la réflexion sur l’aménagement urbain pour faire de la ville un terrain épanouissant dans un environnement sécurisé et favorable à la création du lien entre les générations, penser, par exemple, au cheminement des poussettes dans la ville c’est aussi penser à celui des personnes à mobilités réduites ou en fauteuil roulant
Léa, 35 ans, professeure de lettres modernes dans le secondaire
♦ Encourager l’autonomie et l’engagement des jeunes avec la création d’un tiers-lieu dédié aux 11-17 ans, avec des animateur·rices jeunesse pour accompagner leurs projets (sortir de la logique de programmation). Co-construire le cahier des charges et définir le choix de l’emplacement et des usages du tiers-lieux en concertation avec les jeunes de Romans
♦ Mettre en place des permanences d’éducateur·rices de prévention et d’informateurs jeunesse
♦ Repenser le programme de Pass’vacances (accueil de loisir et Pass’sport), co-élaboré avec les jeunes et le diversifier (sport, culture, pratique artistique, découverte du territoire, etc.). Former les animateur-ices à l’accueil d’enfants et de jeunes porteur·euses de handicaps. Accompagner les jeunes vers une formation BAFA de qualité, en lien avec l’éducation populaire et à la citoyenneté
♦ Soutenir l’engagement citoyen (culture du vivre ensemble)
♦ Donner à chaque jeune, de la troisième aux études supérieures, les moyens de trouver un stage avec la création d’une plateforme municipale de stage et l’obligation, pour les entreprises travaillant avec la Ville, de proposer des stages
Yanis, 23 ans, animateur
♦ Mettre en place un service public funéraire municipal pour lutter contre l’explosion du coût des obsèques et permettre à tous·tes des obsèques dignes grâce à des tarifs sociaux pour les plus précaires
♦ Accompagner humainement et administrativement (simplification des démarches, soutien psychologique), proposer des options écologiques, en collaboration avec le crématorium de l’Agglo
♦ Respecter les rites funéraires quelles que soient les convictions philosophiques, laïques ou religieuses en créant par exemple un carré musulman (inexistant sur Romans)
Magali, 47 ans, aide médico-psychologique
♦ Créer un centre de santé pluridisciplinaire communal dans le quartier de la Monnaie, associé à une antenne du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) et à un accompagnement spécifique en santé sexuelle (soutien au Planning Familial)
♦ Améliorer l’accès aux soins et coordonner les parcours de santé grâce à une étroite collaboration entre l’hôpital de Romans, la CPTS (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé), l’ARS (Agence Régionale de la Santé) et la Ville
♦ Augmenter le nombre de bancs dans l’espace public, afin de permettre à chacun·e de circuler en ville et de faire une pause
♦ Créer un service d’aide aux aidant·es au niveau du CCAS qui regroupe l’ensemble des associations et ressources
Charly, 37 ans, médecin généraliste
♦ Tendre vers l’accessibilité totale des espaces publics et créer des espaces inclusifs (culture, loisirs, travail)
♦ Mettre à disposition des logements adaptés et accompagner vers l’emploi
♦ Mettre en place un guichet unique de proximité au CCAS de Romans pour simplifier l’accès aux droits (RSA, APL, CSS, etc.) avec des permanences décentralisées dans les maisons de quartier, juridiques et linguistiques
♦ Consolider les moyens dédiés aux aides d’urgence pour tous·tes (alimentation, énergie, santé) en coordonnant les dispositifs existants pour éviter les ruptures de droits
♦ Créer une carte avantage famille monoparentale pour octroyer des aides à commencer par la gratuité des cantines scolaires, puis la tarification solidaire pour le sport des enfants et le périscolaire
Émilie, 47 ans, enseignante
♦ Retirer les armes létales aux agent-es de la police municipale, fermer le chenil et renforcer les liens avec les forces nationales
♦ Proposer l’expérimentation du contrôle d’identité avec récépissé (police municipale voir nationale)
♦ Moratoire sur la vidéosurveillance associé à un audit du coût-efficacité
♦ Déployer des médiateur·rices de rue et d’éducateur·rices de prévention sur l’ensemble de la ville, avec une attention particulière aux jeunes majeur·es aujourd’hui insuffisamment accompagné·es, et ainsi éviter les ruptures de parcours à la sortie de la minorité
♦ Réduire la place et la vitesse de la voiture dans la ville
♦ Adapter les grands axes de circulation pour une ville apaisée entre piétons, cyclistes et automobilistes
♦ Établir une cartographie collaborative du bruit issue des habitant·es pour identifier les « points noirs » acoustiques et prioriser les interventions
Rémi, 50 ans, agent de maintenance
♦ Ouvrir des hébergements d’urgence sécurisés dédié·es aux femmes et accompagner celles-ci juridiquement et/ou psychologiquement, en partenariat avec les acteurs associatifs et institutionnels
♦ Créer un observatoire local des violences (policières, sexistes et sexuelles, racistes, antisémites, islamophobes et intrafamiliales) pour mieux documenter les situations, orienter les politiques publiques et coordonner les acteurs éducatifs, sociaux et associatifs
♦ Créer un office des discriminations cogéré avec les habitant·es et les associations
♦ Mettre en place un lieu d’accueil et des permanences juridiques pour les victimes de discriminations (racistes, islamophobes, antisémites, sexistes, LGBTQIA+phobes, validistes, liées à l’âge ou à l’origine sociale). La municipalité pourra se constituer partie civile aux côtés des victimes romanaises afin de faire reconnaître les faits et renforcer la protection des personnes concernées
Cherifa, 43 ans, travailleuse sociale